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Dans un monde où le changement est devenu une règle de survie chez les grandes entreprises, les découvertes dans le domaine des sciences cognitives donnent des clés pour mieux surmonter les enjeux de la transformation. Selon le philosophe allemand Hermann Ebbinghaus, pionnier des sciences cognitives à la fin du 19e siècle, l’être humain oublie 80% des informations qu’il absorbe.

Or, lors d’un projet de transformation, les nouvelles informations sont en fortes concentration et sollicitent davantage les capacités d’absorption des collaborateurs. Les notions à renforcer et à assimiler sont importantes et demandent souvent une mise en pratique rapide. Les sciences cognitives informent, ainsi, sur le processus humain d’assimilation de nouvelles informations et de leur compréhension. Par ailleurs, elles donnent les clés pour créer les bonnes conditions pour s’assurer que l’adoption des nouvelles compétences et leur bonne adoption perdurent dans le temps.

Depuis ses débuts, 2Spark tire parti des principes cognitifs en s’entourant de chercheurs et de chercheuses dans le domaine des neurosciences et des sciences cognitives. Avec la puissance de la technologie, l’application 2Spark embarque les collaborateurs dans la transformation à l’aide d’un programme adapté aux modes de vie digital natives actuels.

Les sciences cognitives au service de l’appropriation du collaborateur

La mémoire peut être définie comme l’ensemble des systèmes de projection des informations dans l’avenir.” Vasilia Skvortsova, Scientific advisor, PhD in cognitive neuroscience & data scientist chez 2Spark.

Dans le cadre de la transformation d’entreprise c’est précisément sur des connaissances acquises qu’on vient construire de nouveaux raisonnements et processus d’action. Prendre en compte les mécanismes de la plasticité cérébrale dans le déploiement de la transformation assure une plus grande profondeur d’adoption.

Mémorisation et compréhension, une relation intime  

Exit les idées reçues sur le cerveau gauche et droit, nos processus cognitifs sont bien plus entremêlés qu’on ne le croit. De fait, notre mémoire, logée dans diverses parties de notre cerveau, relève plutôt de la contextualisation et du timing de la prise d’informations.

Les sciences cognitives révèlent qu’il existe plusieurs types de mémoires : perceptive, sémantique, procédurale, épisodique et la mémoire du travail. Chacune reliée à plusieurs capacités cognitives (la perception par les sens, les souvenirs, l’attention et bien d’autres). Dans le cadre de la transformation des entreprises et la diffusion de messages clés et de nouvelles pratiques, c’est à la mémoire de travail et à la sémantique, notre bibliothèque mentale, que l’on va s’intéresser.

La mémoire entretient un rapport étroit avec le temps, selon un timing court ou long, son efficacité n’est pas la même et mérite un processus d’acquisition de connaissances adapté. Sur le court terme, une rétention de quinze à trente secondes suffit pour effectuer une tâche, en revanche une fois le délai dépassé, l’information n’est pas retenue. Effectivement, à moins que la manière d’absorber les informations gagne en profondeur, ces dernières sont vouées à l’oubli. Ici entre en jeu la compréhension et la contextualisation pour basculer vers une prise d’information active. En se posant des questions, en mettant en situation ses acquis et en les testant régulièrement, l’encodage de l’objet de l’attention se solidifie de manière plus pérenne.

L’oubli

La puissance de notre cerveau provient de sa capacité à tirer des informations obtenues par le passé est surprenante. Malheureusement, la mémoire sémantique est également la plus touchée par l’oubli. La rapidité de ce dernier dépend du timing et du niveau de difficulté de l’information. Pour contrer la chute vertigineuse des informations que notre cerveau retient, cinq facteurs sont à prendre en compte:

  • Le socle de connaissances existant
  • Le niveau de difficulté des nouvelles informations
  • Le timing de la prise d’information, sur un temps long ou court
  • Le volume d’informations absorbé en une fois
  • Sa consolidation par la réitération et sa fréquence

Vous rappelez-vous des formules apprises la veille d’un contrôle de maths il y a quinze ans ? Rares sont ceux qui ont cette capacité. Vous l’aurez compris, absorber un volume important d’informations en une fois ne les scelle pas dans notre mémoire ad vitam. A la lumière des sciences cognitives, il est préférable de distiller les informations en plus petites portions et de les réactiver par la suite afin de combattre la courbe de l’oubli. On voit ici l’utilité de formats courts qui aident à passer de la mémoire de travail, lors de la découverte de l’information, à la mémoire sémantique, lors de la phase d’ancrage.

L’attention

L’attention est la clé de voûte de l’acquisition de nouvelles connaissances. Selon Jean-Luc Berthier, elle est même le premier critère de réussite dans la vie. Incidemment, rester concentré sur un seul sujet pendant une période prolongée est un des plus grands défis de notre ère. Dans le contexte actuel d’hyper-connexion, semé d’interruptions inopinées, l’attention soutenue est devenue une denrée rare.

Sa mobilisation est pourtant essentielle à l’ancrage des messages clés dans le temps. Pour ce faire, l’attention est nécessaire sur le moment précis de l’exercice actif, comme lors d’un questionnaire et pendant une durée déterminée par le niveau de difficulté de l’information en question. En somme, pour que l’attention participe à la bonne acquisition de nouvelles connaissances et leur encodage, elle doit être au coeur du travail de structuration de l’environnement cognitif. Liée à la digitalisation de nos usages, la gamification apporte un côté ludique à la démarche, pour créer une plus grande motivation à accueillir la nouvelle information.

Les leçons à tirer des sciences cognitives pour mieux déployer la transformation par des moyens technologiques

Une étude  KPMG indiquait au taux d’échec de 75 % des projets de transformation. Quelques en soient les motivations, le talon de la conduite du changement se situe au niveau de l’engagement des équipes sur le terrain. Les résultats de l’étude Ernst&Young, “Le courage de transformer”, renforcent l’urgence d’embarquer les collaborateurs dans le projet de transformation et de le rendre actif dans son appropriation. Toutefois, les entreprises font encore trop souvent l’erreur de considérer le collaborateur comme formé et capable de mettre en action ses nouvelles compétences au bout d’une formation ponctuelle, cela sans aucun renfort de connaissances.

“Les pratiques traditionnelles de l’apprentissage ne sont pas efficaces pour mémoriser durablement des informations, par exemple : donner beaucoup d’informations d’un coup. Elles ne sont pas adaptées au fonctionnement de notre cerveau.” Vasilia Skvortsova, Scientific advisor, PhD in cognitive neuroscience & data scientist chez 2Spark.

Il faut à tout prix sortir des sentiers battus des journées de formation saturées d’informations et autres programmes ponctuels sans suite dans le quotidien. Selon le mécanisme de la mémorisation, l’acquisition des connaissances s’effectue de manière plus durable quand elle est adaptée au cadre de chacun et de ses compétences. C’est d’autant plus important quand les messages clés nécessitent l’intégration d’automatismes, comme par exemple la culture de prévention EHS dans les industries lourdes.

Justement, la numérisation de notre mode de vie offre une solution. Puisque nous sommes habitués à faire face à une foule de micro-intrusions au quotidien, traduire les messages clés de la transformation vers un format digital court se rapproche de notre façon d’occuper notre temps. C’est ainsi que l’équipe produit de 2Spark à conçu un rituel itératif de savoirs qui intervient pendant la journée de travail. Contextualisées, les informations ont donc plus de chances d’être mieux comprises et assimilées par l’utilisateur. Dernier point important, le format court se fond dans le quotidien des collaborateurs, qui souvent jonglent entre plusieurs tâches et missions au cours d’une même journée. Si par ailleurs le smartphone ou la tablette sont sources de déconcentration, ici, ils permettent de concentrer l’attention plus aisément sur des sujets ancrés dans leur contexte.

Engagement, appropriation, adoption

Chez 2Spark, la technologie s’attaque aux trois enjeux de la transformation : l’engagement des collaborateurs, l’appropriation des messages clés et l’adoption. Pour ce faire, l’intelligence artificielle façonnée par l’équipe 2Spark, facilite la création d’un environnement propice à l’adoption des enjeux et des bonnes postures. Puisque l’outil s’adapte en fonction des besoins des équipes, tout en individualisant les répétitions des sujets pour accélérer leur appropriation, il est aussi plus susceptible d’engager chacun des collaborateurs.

Le rituel d’une minute par jour s’articule autour d’une réflexion informée par les découvertes en sciences cognitives évoquées en première partie de cet article. L’algorithmie sur laquelle repose l’orchestration du déploiement des notions clés à la transformation repose sur trois étapes pour produire une expérience individualisée : le mapping des compétences, l’adoption des sujets de la transformation au niveau d’appropriation de chaque collaborateur et la répétition afin d’assurer la mémorisation les savoirs dans le temps. De plus, la gamification et la notion de challenge collectif stimule l’engagement et pousse chaque collaborateur à atteindre les objectifs, personnels et collectifs.

La puissance d’un ensemble d’algorithmes assure une meilleure appropriation

Le machine learning chez 2Spark s’appuie sur les sciences cognitives pour construire un environnement propice à l’absorption de nouvelles informations. Au fil de l’eau, l’ensemble d’algorithmes jouent de concert pour échafauder un parcours adapté à chaque utilisateur. Le module “Adaptive expérience” personnalise le contenu présenté à chacun. Pour ce faire, il suit en temps réel les réponses aux questions posées pour définir et adapter progressivement le niveau de maîtrise désiré.

L’intelligence artificielle accompagne l’utilisateur face aux difficultés

Les études sur les sciences cognitives assènent l’importance de tester ses connaissances, et d’obtenir un feedback immédiat. Confronter ce que le cerveau prédit à la véritable solution permet de tirer les conclusions de ses erreurs rapidement pour corriger le tir. Du côté des entreprises, elles peuvent adapter le processus d’acquisition en fonction du taux d’appropriation des messages clés à la transformation.

Le niveau de difficulté des questions s’adapte en fonction du niveau d’appropriation initial identifié à l’aide d’une première série de questions et de la performance de l’utilisateur tout au long du programme.

Comment la technologie vient-elle soutenir le processus de mémorisation ?

Une réitération et un timing fins sont déterminés par l’intelligence artificielle. Les écarts adéquats entre les répétitions et le niveau de difficulté à présenter à l’utilisateur font l’objet d’une analyse de la data accumulée au fil du programme. En se basant sur la progression de l’utilisateur, l’intelligence artificielle estime le meilleur moment dans le temps pour présenter à nouveau la question qui avait posé problème.

Des questions d’appropriation au chatbot en passant par l’orchestration des parcours, l’intelligence artificielle chez 2Spark s’attache à prendre le pouls de la transformation. Collaborateurs et managers se rendent alors compte des obstacles rencontrés, au niveau personnel ou collectif sur une unité ou même l’ensemble des collaborateurs. Main dans la main, les sciences cognitives et l’intelligence artificielle construisent les grandes entreprises performantes de demain.

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