[ARTICLE] Comment engager les collaborateurs dans une culture de prévention EHS ?

2018-10-26T17:06:23+00:0011 octobre 2018|
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EHS

Fin de la hausse des maladies professionnelles, quasi-systématisation du document unique d’évaluation des risques, baisse continue des accidents du travail… 90% des entreprises françaises travaillent sur une culture de prévention EHS. La tendance de fond est au beau fixe !

Les actions pour lutter contre les risques professionnels ont été multipliées : 76% des entreprises françaises se focalisent ainsi sur la lutte contre les risques physiques. Et pourtant, selon une étude initiée par Derka Industrial, de nombreux efforts restent à fournir pour conduire le changement et transformer les comportements de sécurité, tant du côté des managers que des salariés.

Car l’excès de confiance est une menace, plusieurs problématiques doivent être prises en compte pour continuer sur la voie de l’amélioration, comme par exemple :

  • le turn-over étroitement lié au recours de sous-traitants et intérimaires
  • l’utilisation d’outils de prévention aujourd’hui dépassés
  • la mauvaise presse qui gravite autour de la fonction EHS

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Dans cet article nous vous proposons, ainsi, un condensé de pratiques pour pallier aux problèmes évoqués. Comment préparer les salariées et les populations intérimaires aux risques du métier ? Quels outils et quelles méthodes favoriser pour impacter une culture préventive ? Et enfin, comment communiquer pour modifier la perception négative de la fonction EHS ? Autant de questions auxquelles vous trouverez des éléments de réponse ici.

1 – Informer les salariés quotidiennement : une nécessité

Le saviez-vous ? Dans 38% des cas d’accidents, il s’agit d’un manque de formation et d’information, or les salariés sont victimes d’accidents aggravées par leurs comportements dans 72% des cas.

A l’origine des accidents, des mauvaises pratiques qui n’ont pas d’impact immédiat mais qui contribuent au déclenchement de fausses manipulations qui peuvent avoir de tragiques conséquences. Le salarié est le premier impacté car, dernier maillon de la chaîne, il va à la fois produire l’accident et en être victime.

La culture des employés sur ces sujets de sécurité doit donc être renforcée en permanence pour réduire significativement la fréquence des accidents et améliorer les performances des entreprises.

Instaurer une communication quotidienne des messages clés de la prévention passe ainsi par une organisation complète d’actions : point sécurité hebdomadaire, réunion préalable d’informations, affichage des consignes… Grâce à cette organisation, les salariés de l’entreprise, les nouveaux collaborateurs et les intérimaires seront au fait des bonnes pratiques de sécurité à appliquer.

2 – Sensibiliser l’organisation du centre aux extrémités

Si les salariés des usines sont les premiers touchés par la sinistralité, la prévention des risques doit être l’affaire de toute l’organisation, du centre aux extrémités.

La culture de la prévention doit être ainsi développée à tous les niveaux avec un axe majeur de progrès, selon Hervé Lanouzière, Directeur de l’Anact* sur “ l’amélioration de la sensibilisation des ingénieurs et managers à la culture de prévention des risques et au management du travail. C’est par là que nous gravirons la prochaine marche qui permettra de réduire les accidents.”

*Agence nationale pour l’amélioration des conditions de travail

3 – Instaurer une communication à double sens

Si l’implication et la communication de la direction est primordiale car c’est elle qui porte le sujet et en fait une priorité, tout se passe sur le terrain. Récupérer les retours d’expériences des collaborateurs en usine est une pratique déterminante pour adapter les mesures et les rendre plus efficaces.

Le regard neuf d’un collaborateur fraîchement embauché pourra ainsi identifier des failles méconnues. Au même titre, le retour d’un salarié senior sur les modes de fonctionnement pourrait être util pour gagner en efficacité. Ce sont les collaborateurs qui ont les “mains dans le cambouis” qui sont les plus à même d’identifier les anomalies.

Pour que cette action soit efficace, la circulation de l’information doit être simple et intégrer dans un climat de confiance avec les managers et les membres des équipes.

4 – Mesurer les actions mises en place

Sur les 91% des entreprises qui ont indiqué travailler sur des actions de prévention, seulement 60% ont défini des objectifs quantifiables.

Déterminer des objectifs est pourtant nécessaire pour identifier les KPIs (Key Performance Indicator), identifier les succès et les faiblesses de la politique de prévention et ainsi valoriser le travail accompli.

5 – Valoriser la fonction EHS

La fonction EHS est encore trop souvent abordée sous l’angle de la conformité réglementaire synonyme de contrainte. Elle est rarement appréhendée sous l’angle de la création de nouvelles opportunités, comme une fonction qui contribue par ses actions à la valorisation de l’entreprise, à la durabilité de celle-ci ou encore à l’amélioration de la cohésion des équipes autour de l’image de marque.

Et pourtant, la fonction EHS est un levier important de création de valeur. Si elle est, certes, extrêmement réglementée et perçue comme une contrainte, elle permet avant tout de sauver des vies et réduire le nombre d’accidents.

Communiquer sur les dispositifs mis en place et les résultats obtenus contribuent ainsi à la valorisation de cette fonction. Pour gagner en efficacité et rendre les communications plus impactantes, il se doit de valoriser les indicateurs obligatoires, comme par exemple le taux d’accident mais aussi et surtout les résultats des initiatives innovantes et novatrices.

6 – Utiliser une solution en rupture aux méthodes traditionnelles

Chez 2Spark nous avons élaboré une méthodologie pour engager les collaborateurs dans une culture de prévention, leur donner la parole pour qu’ils communiquent facilement sur leur retours métier, atteindre les objectifs ambitieux des usines et mesurer l’impact des actions mises en place, le tout grâce à un rituel d’1 minute par jour. Un format en rupture avec les méthodes traditionnelles.

Courte, quotidienne, personnalisée et ludique, la solution digitale 2Spark est perçue par nos clients (Alstom, PSA, Saint-Gobain, Fraikin…) comme novatrice et permet d’engager massivement les populations industrielles. La technologie est ici au service des sciences cognitives, afin d’améliorer les performances individuelles. La gamification permet de créer du lien et de l’émulation collective contribuant ainsi à transformer les contraintes EHS en véritables opportunités.

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| Growth Hacker chez 2Spark

Ancienne journaliste, aujourd'hui, Responsable Marketing et Communication chez 2Spark, Alexandra s'est spécialisée dans les stratégies de " Growth Hacking " et les sujets de transformation des grandes entreprises. Elle anime ce blog avec la seule volonté d'apporter des analyses, des bonnes pratiques et des outils concrets pour réussir avec succès tout projet de conduite du changement.